EFG a signé la CPB : un pas dans la bonne direction

Régler les conditions minimales de travail dans le cadre des contrats collectifs adaptés au secteur économique concernée est une démarche encouragée par les associations patronales et syndicales et les partis de tout l’échiquier politique. Le secteur bancaire a malheureusement un peu de peine à traduire en faits ces belles intentions : de nombreuses banques ne sont toujours pas signataires de la Convention relative aux conditions de travail du personnel bancaire CBP.

La CPB règle de nombreux aspects du droit du travail, comme par exemple les vacances qui sont plus généreuses que les 4 semaines de vacances prévues par le Code des obligations. Elle prévoit aussi un salaire minimum, une protection en cas de maladie, une allocation familiale en complément des allocations cantonales, etc….

En 2016, lors des négociations du plan social dans le cadre de l’intégration EFG-BSI, la question de la signature de la Convention fut longuement discutée, sans succès. La fin de la banque BSI, signataire historique de la convention, a aussi été la fin du partenariat social. C’était sans compter la détermination de la commission du personnel et de la responsable régionale de l’ASEB au Tessin. Elles ont insisté et ont expliqué à plusieurs reprises aux responsables d’EFG l’importance de la CPB. En outre l‘Assemblée des délégués de l’ASEB a adopté en juin dernier à l’unanimité une résolution invitant EFG à adhérer à la Convention.

La persévérance a porté ses fruits. EFG sera signataire du contrat collectif du secteur financier dès 2019 et donne ainsi un signal fort pour le maintien, ou plutôt le renforcement du partenariat social.

La signature de la Convention n’est pas un blanc-seing, au contraire ! La banque devra s’engager à adapter les conditions de travail du personnel et à collaborer encore plus intensément avec la commission du personnel et avec l’ASEB. La signature de la Convention est un pas dans la bonne direction pour un cheminement conjoint dans l’intérêt de tous.