Trois questions pour le consultant en carrière Reinhard Schmid (Institut S&B)

En tant que conseiller en carrière de longue date, que pensez-vous de la campagne skillaware ? 

Les partenaires sociaux des associations professionnelles se sont réunis pour développer un projet innovant  en plusieurs étapes dans le but de favoriser un développement personnel constructif. Avec l’enquête anonyme en ligne sur les compétences de base de la profession, les employé.e.s sont encouragé.e.s à mener une réflexion autocritique.

Je pense que c’est formidable que les employé.e.s aient aussi l’occasion de faire un premier entretien avec une société de consulting expérimentée et neutre. L’autoévaluation est ainsi approfondie et discutée avec un coach qui s’engage à respecter les principes éthiques de confidentialité.

Cette discussion d’orientation est au cœur de la campagne de prévention, car elle concerne l’employabilité des personnes du secteur financier et, plus généralement, des professions commerciales – domaines qui sont soumis à des changements majeurs.

Qu’avez-vous pu apporter aux employé.e.s de la banque avec qui vous avez déjà eu un entretien d’orientation ?

Impartialité et professionnalisme.

Tous les participant.e.s apprécient d’avoir une conversation avec un coach neutre et expérimenté qui connaît les développements dans le monde professionnel. Ils trouvent cela bénéfique et enrichissant. L’autoévaluation personnelle bénéficie donc ainsi d’une réflexion et d’un approfondissement supplémentaires.

Familiarité et ouverture.

Grâce à la vision holistique des gens et du monde du travail, je crée une atmosphère de confiance. En plus des questions sur les compétences de base d’une industrie, des sujets comme l’’équilibre entre vie professionnelle et vie privée peuvent également être abordés. Cela donne un cadre plus large à la question de l’employabilité.

Encourager l’action.

Dans de nombreux cas, je note une grande honnêteté concernant les propres lacunes du client. Mais quand il s’agit de déclencher et de mettre en œuvre des mesures personnelles, la plupart des gens résistent. Je les encourage et je montre comment ils peuvent quitter leur zone de confort et atteindre progressivement les objectifs fixés.

À qui recommandez-vous un entretien d’orientation après l’autoévaluation ?

À toutes les personnes qui veulent rendre leur planification de carrière autonome et proactive. Et j’espère que cela inclut des salarié.e.s de tous les secteurs, non ? Malheureusement, selon les statistiques, en Suisse, environ 70% des personnes actives professionnellement sont réactives et vivent selon le principe « espoir ». Elles pensent que le marché du travail leur reste ouvert sans qu’elles doivent entreprendre quoi que ce soit pour maintenir leur employabilité.

À mon avis, des entretiens d’évaluation périodiques avec des considérations autocritiques concernant les propres inclinations et capacités ainsi que les exigences du monde du travail sont un must pour chaque personne qui travaille. L’action des partenaires sociaux du secteur financier pour l’entretien d’orientation est donc un cadeau précieux pour leurs membres et leurs salariés.

Lien : www.sbinstitut.ch