Les résultats de la troisième édition de l’enquête sur la santé « healthy@work » montrent que la charge de travail des collaborateurs des établissements financiers augmente. Cependant, des entretiens réguliers sur la charge de travail contribuent de manière significative à contrer efficacement cette tendance.
An der von den Sozialpartnern der Schweizer Bankbranche (Arbeitgeber Banken, Schweizerischer Bankpersonalverband, Kaufmännischer Verband Schweiz) initiierten Gesundheitsbefragung «healthy@work», die von der Fachhochschule Nordwestschweiz (FHNW) durchgeführt wird, nahmen in der dritten Erhebungswelle 2025 knapp 6’300 Mitarbeitende aus verschiedenen Finanzinstituten teil. Das sind leicht weniger als an der zweiten Welle 2024 mit rund 6’600 Teilnehmenden.
Die Resultate der Befragung liefern differenzierte und spannende Einblicke, wie sich die Mitarbeitenden der Finanzbranche bei der Arbeit fühlen und zeigen Wege auf zur Minimierung psychosozialer Risiken.
La fatigue augmente, en particulier chez les jeunes collaborateurs
L’un des principaux résultats de la dernière enquête sur la santé dans le secteur financier est l’augmentation d’environ 4 points de pourcentage du nombre d’employés épuisés, qui passe de 20 % à 24 %. Il est intéressant de noter que ce sont surtout les jeunes employés des institutions financières qui sont touchés de manière disproportionnée : environ un tiers des participants à l’enquête âgés de moins de 30 ans déclarent se sentir très épuisés. Cependant, l’épuisement diminue avec l’âge. Cela va de pair avec le constat que les jeunes employés font l’objet de moins d’entretiens sur leur charge de travail que leurs collègues plus expérimentés.
Cette évolution semble à première vue être un signal d’alarme, mais elle est avant tout un indicateur important: en effet, l’épuisement n’est souvent pas une question de persévérance individuelle, mais un signe sérieux indiquant que les attentes, le rythme et les ressources dans le travail quotidien ne correspondent pas de manière optimale sur le plan structurel.
Cosima Dorsemagen, directrice de l’étude et professeure de psychologie appliquée à la FHNW, analyse cette évolution: «D’une manière générale, nous ne constatons pas de changements majeurs dans les facteurs de stress, c’est-à-dire les conditions de travail stressantes, au cours des trois vagues d’enquête. »La psychologue du travail souligne que l’épuisement croissant n’est pas spécifique au secteur financier. «Nous observons également ce phénomène dans d’autres secteurs. Il est toutefois essentiel de prendre cette évolution au sérieux.»
C’est précisément cette conclusion tirée de l’enquête sur la santé qui offre une perspective motivante : comme les causes de l’épuisement résident souvent dans les structures et la logique de travail, les établissements financiers peuvent agir précisément à ce niveau pour apporter des changements. Des priorités claires, une planification réaliste et une compréhension commune de ce qui est réellement réalisable dans un délai donné soulagent sensiblement les employés. Elles créent un environnement dans lequel la performance semble stable, et non pas comme un sprint permanent.
Le travail à temps partiel fournit des indices intéressants
Le troisième sondage sur la santé réalisé par la FHNW révèle un autre résultat intéressant concernant le travail à temps partiel: les employés à temps partiel font état d’un stress moindre, d’une exposition moindre aux risques et d’un niveau d’épuisement légèrement inférieur. Cela ne signifie pas pour autant que le travail à temps partiel soit la solution miracle. Mais cela indique quelque chose qui peut également être mis en place dans le cadre d’un emploi à temps plein: lorsque des marges de temps existent, que la récupération n’est pas constamment «repoussée» et que la charge de travail est adaptée de manière réaliste aux employés, le bien-être de ces derniers s’améliore et leur épuisement diminue.
Pour les institutions financières, c’est une invitation à équilibrer plus systématiquement la charge de travail et la capacité de régénération, grâce à une planification intelligente et au courage de hiérarchiser clairement les tâches.
«Arme miracle» entretien sur le taux d’utilisation
Le levier le plus tangible issu de l’étude est également celui qui peut être mis en œuvre immédiatement sans nouveau programme et qui est déjà apparu dans des enquêtes précédentes sur la santé : un échange régulier entre les employés et leurs supérieurs hiérarchiques sur la charge de travail, la pression et le stress.
Près de la moitié des personnes interrogées ne considèrent toujours pas ces entretiens comme une partie intégrante de leur quotidien de cadre. Une chose est claire: l’absence d’entretiens sur la charge de travail s’accompagne d’une augmentation des facteurs de stress, d’une mise en danger de soi-même et d’un épuisement accru, ainsi que d’une diminution des ressources sociales et de la prise en charge de soi. C’est ce que montre clairement l’enquête.
En revanche, là où des entretiens sur la charge de travail ont lieu, les collaborateurs sont nettement moins stressés et épuisés. C’est un signal fort, car il montre tout le potentiel d’une culture du dialogue efficace et fiable.
Il convient de souligner que les questions relatives à la charge de travail ou même un simple «Comment vas-tu?» sincère ne doivent pas nécessairement être abordées dans le cadre de structures formelles prévues à cet effet. Il suffit largement de les intégrer dans les conversations existantes et que les collaborateurs puissent être sûrs que leur supérieur hiérarchique est disponible en cas de besoin. Il est toutefois important qu’il s’agisse d’un échange ouvert et sincère, d’égal à égal.
Le professeur Andreas Krause, maître de conférences en psychologie appliquée à la FHNW, résume ainsi les avantages de cette approche: «Les entretiens sur la charge de travail sont une sorte d’arme miracle. Il vaut vraiment la peine de les utiliser pour améliorer le bien-être des collaborateurs. Cela se traduit également en termes financiers, car les collaborateurs aiment venir travailler, restent plus longtemps dans l’entreprise et sont moins souvent absents.»
Pour que cette « arme miracle » puisse réellement déployer ses effets, deux éléments sont indispensables : une culture du dialogue permettant d’évoquer les contraintes sans perdre la face, et une pratique managériale capable de tirer les conséquences des discussions. Lorsque les collaborateurs constatent que l’écoute débouche sur des décisions, la confiance s’installe – et c’est précisément cette confiance qui permet de mettre en évidence les contraintes plus tôt et donc de les résoudre plus facilement. «Il est essentiel que les collaborateurs aient la certitude qu’ils recevront de l’aide lorsqu’ils en auront besoin», souligne le professeur Andreas Krause.
Natalia Ferrara, vice-présidente de l’Association suisse des employés de banque (ASEB), se montre préoccupée: «Nous devons examiner de plus près le nombre d’employés épuisés, car il ne doit pas continuer à augmenter. Le secteur financier suisse a besoin d’employés reposés et en bonne santé, car ils constituent le capital le plus important des banques suisses.»
Enquête 2026: Participez maintenant!
Les partenaires sociaux du secteur bancaire appellent les établissements financiers à utiliser activement la dernière enquête sur la santé et à permettre à leurs collaborateurs d’y participer.
La vague actuelle de l’enquête met l’accent sur la thématique du travail à domicile. Le home office, la flexibilité et leurs effets sur le bien-être, le stress et l’épuisement des employés des institutions financières devraient ainsi être encore mieux compris.
Le feed-back recueilli permet d’élaborer des mesures ciblées de promotion de la santé.
L’enquête est disponible en ligne en quatre langues et est obligatoire pour toutes les entreprises qui utilisent un accord de renonciation à l’enregistrement du temps de travail.
Um einen vertieften Einblick in die Resultate der Gesundheitsbefragung zu erhalten, können Finanzinstitute die Ergebnisse ihrer Organisation einsehen, indem sie Zugriff auf ein Dashboard erhalten. Die FHNW bietet diesen Service zu attraktiven Konditionen an. Solche Auswertungen sind möglich, sofern mindestens 20 Personen aus einer Organisation an der Befragung teilgenommen haben. Sie liefern wertvolle Erkenntnisse, wie das Finanzinstitut im Vergleich zu anderen dasteht und welche Massnahmen im Bereich Gesundheitsschutz sinnvoll und hilfreich sind.

