Par solidarité: oui à une augmentation du salaire minimum dans la CPB

5. Mai 2014

Les modifications règlementaires imposées à l’industrie de la finance et les restructurations ont augmenté la pression et les exigences  de performances imposées aux employés. Leur responsabilité augmente en conséquence. Cela concerne la totalité du personnel, y compris les jeunes employés et les personnes qui terminent leur apprentissage. Le salaire minimum doit tenir compte de ces circonstances et être adapté en conséquence.
Dans le même temps, les bonus et benefits ont diminué de manière constante ces dernières années. Les employés ayant des salaires bas sont touchés de manière plus que proportionnelle. Il s’agit donc dans ces conditions au moins de garantir une sécurité minimale de revenu à ces personnes, au moyen d’un salaire minimum correct.
En outre, les employés ne peuvent plus compter sur une sécurité de l’emploi. Au contraire, les restructurations et les licenciements individuels sont de plus en plus fréquents dans le secteur de la finance. Il faut également tenir compte de cette insécurité en augmentant le salaire minimum.
Dans le secteur de la finance, l’écart salarial est particulièrement important et suscite une grande incompréhension de la part des employés. Une limitation de cet écart – au moins vers le bas – envoie un signal positif à tous et est un signe de solidarité.
Dans ces conditions, nous demandons un nouveau salaire minimum de CHF 56‘000.– et de CHF 60‘000.– après trois années de service.
Les employés ne seront pas les seuls à en profiter; cela sera également positif pour les banques. En effet, avec ce salaire minimum:
–       Les plus faibles sont protégés du dumping salarial.
–       La solidarité peut s’exprimer.
–       Les banques garantissent des salaires corrects.
–       L’image des banques est améliorée.