Le semi-partenariat social en Suisse

29. August 2013

Pratiquement jamais de discours du 1er août sans louanges tressées à un partenariat social helvétique exemplaire. Pas de discussion sur les valeurs suisses exceptionnelles sans mentiondu partenariat social. Lorsque des parlementaires demandent des changements dans le monde du travail, une amélioration de l’assurance-maternité ou plus de vacances, etc., le Conseil fédéral renvoie toujours au partenariat social. Cela permet de renvoyer aux « calendes grecques » des revendications, sur lesquelles le Conseil fédéral n’entend pas non plus prendre position, même si elles bénéficient d’un large soutien.
Dans son message relatif à l’initiative des syndicats sur les salaires minimums aussi, il écrit que : « Le système de formation des salaires en Suisse est basé sur un partenariat social fort et responsable.[…] L’excellent fonctionnement du partenariat social constitue un atout majeur de la place économique suisse ». Et l’outil essentiel qu’il nomme ici, ce sont les conventions collectives de travail (CCT) : « En Suisse, la CCT est une tradition entre partenaires sociaux et existe depuis plus de 100 ans. […] Les CCT font partie des éléments clés de la politique suisse du marché du travail […]. Elles permettent de maintenir un faible degré de réglementation en matière de conditions de travail et rendent le marché suisse du travail très flexible par rapport à celui des autres pays. Le système en vigueur en Suisse, qui laisse les partenaires sociaux fixer les salaires minimums, permet d’équilibrer la distribution des salaires ».

Cette description des relations sociales dans notre pays relève de la mythologie la plus pure.
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